Jacques Coueffé : “Nous travaillons pour des ambassades de France et des lycées français dans certains pays africains”.
L’entreprise spécialisée dans la fourniture et la pose de films adhésifs a multiplié par cinq la part de la sécurité dans son CA depuis sa création en 1993. Jacques Couëffé, son PDG, déclare au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité « recevoir de plus en plus de demandes », notamment depuis 2015 et les attentats perpétrés sur le sol français qui ont généré « de nombreux appels de services de sécurité qui souhaitaient protéger leurs locaux dans l’immédiat ».
Les activités de sécurité représentent désormais 15% du CA de GSDI, « ce qui est considérable dans la mesure où nous travaillons majoritairement pour le ferroviaire », affirme le dirigeant. En effet, c’est l’autre secteur clef de l’entreprise, le bâtiment, qui est le principal destinataire de ses solutions de sécurité. Du traitement de surfaces à la pose de films adhésifs techniques aux propriétés diverses (anti-graffitis, anti-rayures, anti-buée, décoratifs, de communication, anti-salissures, anti-bactériens, etc.) les activités de GSDI, qui n’est pas fabricant, sont variées.
Celles-ci devraient contribuer à une « grosse année 2018 » au cours de laquelle son dirigeant escompte une croissance de 12,5% du CA global du groupe, atteignant ainsi 18 M€ pour 0,7 M€ de résultat net. En 2017, ce CA devrait avoisiner les 16 M€, soit le même chiffre qu’en 2016 mais avec un résultat net en baisse, passant de 0,62 M€ à 0,55 M€. En 2015, il enregistrait un CA de 13 M€.
Contrat avec le Parlement Européen
L’activité sécurité de GSDI se résume essentiellement à la pose de films adhésifs anti-déflagration sur les vitrages d’édifices publics ou privés. Cette solution présente l’avantage de ne pas nécessiter un changement des vitres existantes. Attributaire d’un appel d’offre européen en 2015, GSDI achève la pose de ces films protecteurs sur les vitres du Parlement européen, dont le double siège situé à Strasbourg et à Bruxelles présente près de 50 000 m2 de surface à couvrir. En 2008, l’entreprise avait déjà réalisé le chantier des 10 000 m2 de façades vitrées du Conseil de l’UE.
Parmi ses clients – « uniquement des professionnels » — on trouve aussi des banques, « des ambassades de France et des lycées français dans des pays africains présentant des risques avérés d’explosion », indique le PDG.
En outre, une part minime de l’activité sécurité (10%) de GSDI repose sur des films retardateurs d’effraction, permettant notamment de limiter les intrusions. Toutefois, « nous nous sommes surtout spécialisés sur les films anti-explosifs, dont nous maîtrisons la technique de pose complexe et qui intéressent de plus gros clients », explique Jacques Couëffé. Sur les 485 000 m² de surfaces traitées par les applicateurs de GSDI en 2016, 70 000 m² ont été équipés en film anti-déflagration. « Notre plus-value réside dans le savoir-faire de nos 80 techniciens applicateurs formés en interne dans notre école », souligne-t-il, se targuant de n’utiliser aucun sous-traitant.
Cet ancien franchiseur dans les assurances se félicite de s’être consacré, dans les années 90, à ce marché désormais « très abouti ». Son groupe, implanté à Massy, emploie 180 salariés et dispose de filiales en Espagne, en Pologne, en Algérie ou encore, depuis trois ans, en Afrique du Sud. En France, deux plateaux techniques sont installés à Clermont-Ferrand et Valenciennes, et des agences commerciales avec des équipes de pose et rénovateurs ont ouvert récemment à Rennes et en novembre dernier, à Lyon.