En négociations exclusives depuis plusieurs mois (voir ETS n°735), le groupe SGP a finalisé l’acquisition d’Action Tarnaise de Sécurité et de sa filiale Force Méditerranée de Sécurité.
Cette alliance « permettra au nouvel ensemble une accélération de sa croissance, le développement de nouvelles offres et d’innovations sur le territoire français. Cette acquisition permet de renforcer la compétitivité des deux structures dans un marché en pleine ébullition », indique Florian Pette, président du groupe SGP.
Les structures juridiques des trois entités concernées sont conservées et Hugues Pellegrini, PDG d’ATS et FMS, reste mandataire social. Pendant deux ans, il continuera de piloter les deux entreprises cédées. Par ailleurs, il reste président de Securalliance, le GIE auquel appartiennent notamment SGP et ATS qui travaillent ensemble depuis plusieurs années dans ce cadre (voir ETS n°711).
La nouvelle entité devrait peser 54 M€ en année pleine, dont 34 M€ provenant de SGP. Il s’agit de sa première acquisition depuis sa création en 2005.
Les deux entités offrent de très grandes complémentarités. Tout d’abord sur le plan géographique puisque SGP est implanté dans le Grand Est, les Hauts-de-France et l’Ile-de-France, alors qu’ATS est présent en Occitanie et Nouvelle Aquitaine.
Projet de développement dans l’intervention sur alarme
Les clients ont des profils différents : SGP travaille pour des sites industriels sensibles, des sites militaires, des plateformes logistiques, des data centers et des sites tertiaires (voir ETS n°635). Pour sa part, ATS opère pour des collectivités territoriales, les tribunaux du Languedoc-Roussillon, des établissements scolaires, l’Ugap, une dizaine de Centres Leclerc, des banques et aussi des bases militaires.
Enfin, les activités ne se recouvrent pas totalement : si les deux entités sont actives dans le gardiennage classique, ATS est un des leaders de l’intervention sur alarme en France, se situant au 8e rang de ce secteur selon l’Atlas d’En Toute Sécurité. Il réalise en effet un CA de 5 M€ dans ce domaine avec une quarantaine de véhicules d’intervention.
L’objectif du rapprochement est de lancer d’ici à 18 mois un projet de développement en sécurité mobile. « Nous allons nous implanter dans les grandes villes et celles de taille moyenne, soit en direct, soit en nous appuyant sur le réseau Securalliance », nous confie Hugues Pellegrini.