Groupe Protec reprend les actifs d’Elytis Sécurité

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Gil Ancelin : “Les difficultés d’Elytis résultent de la perte de contrats et de son déficit d’image suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris”.

Après un peu plus de deux ans sans avoir effectué d’acquisition, Groupe Protec revient sur le chemin de la croissance externe avec la reprise des actifs d’Elytis Sécurité, qui assurait les prestations de surveillance incendie de Notre-Dame de Paris. Elle avait été mise en redressement judiciaire en mai dernier après l’incendie de la cathédrale (voir ETS n°679).

« Les difficultés d’Elytis résultent de la perte de contrats et de son déficit d’image suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris », explique Gil Ancelin, dirigeant de Groupe Protec au cours d’un entretien exclusif accordé à En Toute Sécurité. Les équipes ont été réorganisées, tandis que ses deux dirigeants, Arnaud Demaret et Christophe Mathiot, ont été respectivement nommés chargé d’affaires et contrôleur de gestion. De son côté, Jonathan Guillochet, responsable de secteur d’Elytis, devient responsable de l’agence de Normandie de Protec.

Créée en 2003, avec une implantation à Colombes et à Rouen, la société a réalisé un CA de 5,5 M€ en 2019 (dont 60% en Ile-de-France) contre 10 M€ auparavant. Elle employait 168 salariés qui sont tous repris par Protec. Outre Notre-Dame de Paris, son portefeuille de clients comprend France Télévision, la cour d’appel de Caen, le Palais de Tokyo, l’hôpital d’instruction des armées, le Val de Grâce ou le Panorama XXL de Rouen.

 

Acquisition dans la protection rapprochée

Par ailleurs, le groupe a racheté la société de protection rapprochée SGB Team Bodyguard qui est rebaptisée Protec Team Bodyguard. « Nous faisons face à une forte demande dans ce domaine, alors que nous n’étions pas présent sur ce créneau », explique Gil Ancelin. Rentable, la société réalise un CA de quelques centaines de milliers d’€. Spécialisée dans la protection de dirigeants d’entreprises et de diverses personnalités, elle vient de constituer une équipe féminine.

« Nous avons examiné d’autres dossiers d’acquisitions, mais ils ont été abandonnés, car ils se sont révélés peu intéressants », ajoute le dirigeant. La dernière opération s’était effectuée en octobre 2017 avec le rachat d’Horus Formation (voir ETS n°640).

Protec vient de remporter le contrat pour la surveillance du tribunal de grande instance de Créteil, soit un montant annuel d’environ 1 M€, qui démarrera en novembre prochain.

Le groupe, qui a réalisé un CA de 15 M€ en 2019, contre 14,3 M€ l’année précédente, devrait dépasser les 20 M€ cette année, avec près de 570 salariés. L’activité de sécurité électronique, qui a été structurée à l’automne dernier avec la création de la filiale Protec Security Systems (voir ETS n°685), a enregistré une « très bonne année 2019 ».