Quinze jours après le décès brutal de Danièle Meslier, fondatrice et présidente de l’ADMS (voir les nombreux témoignages recueillis auprès des professionnels dans ETS n°728), Grégory Mazzoleni, président du groupe Procedo, a été élu à l’unanimité des onze membres du conseil d’administration, président de l’organisation.
L’ADMS « va donner une priorité forte au service de ses adhérents et au soutien actif des entreprises patrimoniales françaises », indique l’association. Elle sera « porteuse de valeurs et de propositions innovantes pour construire un nouveau pacte social dans une relation équilibrée avec le marché ».
Grégory Mazzoleni, 39 ans, a débuté en 2001 sa carrière dans la propreté et la sécurité au sein du groupe familial de surveillance humaine Procedo, implanté à Metz. Trois ans plus tard, il assure la création du pôle technologique de l’entreprise. En 2014, il prend la direction du groupe qui est désormais présent sur un axe Nantes-Paris-Strasbourg, et il entame une diversification dans la formation en sécurité.
Sur le plan syndical, Grégory Mazzoleni a adhéré à l’USP en 2016 pour devenir membre de son conseil d’administration deux ans plus tard. En 2020, il adhère à l’ADMS où il est élu président de la commission sociale. En septembre dernier, lors de l’assemblée générale de l’organisation, il devient vice-président (voir ETS n°727).
L’ADMS est désormais considérée comme une organisation représentative sur la base de ses adhérents de 2019, mais sa surface économique a été multipliée par cinq depuis cette date, avec l’arrivée de ténors de la profession comme Goron, Mondial Protection, Protectim, Atalian-Lancry, etc. D’autres adhésions significatives pourraient intervenir dans les prochaines semaines.
L’ADMS « déplore » l’accord salarial
Deux semaines après la disparition de sa présidente, l’association publie son premier communiqué : il s’agit d’une réaction à l’accord de revalorisation des salaires, signé par la majorité des organisations de la branche.
L’ADMS souligne qu’il s’agit du second accord important après celui de +2,4% d’augmentation de mai 2020 : il intervient « sans aucune avancée concrète allant dans le sens de la transformation indispensable et urgente de la branche ».
L’organisation exprime « sa désapprobation sur la méthode et déplore un accord qui va à nouveau peser sur les entreprises, dans un contexte de très faibles marges et de compression des budgets chez nos donneurs d’ordre ». Elle souligne qu’elle souhaite « engager au plus vite une profonde modernisation » du cadre social.