Le Groupement professionnel des métiers de la sécurité électronique a annoncé lors de son assemblée générale à Cannes les 9 et 10 juin qu’il allait monter dans les prochains mois une formation en alternance de techniciens.
Cette décision fait suite à la publication d’un sondage auprès de ses adhérents montrant que les possibilités de recrutement sont devenues extrêmement compliquées. Il en ressort en effet que 100% des adhérents interrogés estiment qu’il est difficile d’embaucher des techniciens, dont 50% trouvent même que c’est très difficile.
Différentes explications à cette situation sont avancées : 39% déclarent qu’il n’y a pas suffisamment de candidats, 28% que ceux-ci n’ont pas les compétences attendues, 13% que les exigences des candidats ne correspondent pas aux critères, tandis que 9% estiment que les métiers de la sécurité électronique ne sont pas assez attractifs et 6% que les candidats ne sont pas mobiles.
Pourtant 88% des adhérents affirment qu’ils ont ou qu’ils vont recruter des techniciens cette année. Dans 72% des cas, le nombre d’embauches prévues est inférieur à dix et dans 28% des cas supérieur à dix.
Le BTS est le premier niveau de formation recherché (44% des réponses), suivis par le bac (20%), sans aucun diplôme (14%), une licence (12%), un diplôme d’ingénieur (6%), un master (2%) et un BEP (2%). La formation initiale souhaitée est dans l’électronique (22%), les systèmes de sûreté (22% également), l’informatique (16%), l’électrotechnique (14%), la domotique (13%), l’électricité (12%), la sécurité informatique-cybersécurité (2%).
Le niveau attendu des techniciens recrutés est compris entre trois et cinq ans d’expérience (27%), junior (21%), jeune diplômé (21%), cinq à dix ans d’expérience (19%) et plus de dix ans (12%).
Le niveau de salaire net proposé est de moins de 2 200€ pour 37% des personnes interrogées, de 2 200€ à 2 600€ pour 28%, de 2 600€ à 3 000€ pour 20% et plus de 3 000€ pour 15%.
Enfin, 58% des adhérents pensent qu’une formation contribuerait à estomper les difficultés de recrutement, 27% sont d’un avis contraire et 15% ne se prononcent pas sur ce sujet.