Ainsi que nous l’annoncions en avant-première (voir ETS n°654), GPMSE a conclu le 1er juin une alliance avec le syndicat belge de la sécurité électronique, ALIA Security, au cours de son assemblée générale qui s’est tenue pour la première fois à l’étranger, en l’occurrence à Madrid. Cette organisation, qui regroupe 600 adhérents, représente 70% du marché.
Cet événement au-delà des Pyrénées fait suite à la signature d’un accord avec le syndicat espagnol de la sécurité électronique AES en février dernier (voir ETS n°650). En mai 2017, GPMSE avait passé un accord similaire avec l’organisation marocaine Fenelec Installation (voir ETS n°631).
Jean-Christophe Chwat a été réélu président de GPMSE Fédération pour un deuxième mandat (voir ETS n°612), tandis que Luc Jouve a été réélu président de GPMSE Installation. Le mandat de Patrick Lanzafame, président de GPMSE Télésurveillance, ne venait pas à échéance.
« GPMSE s’internationalise et nous allons développer des accords avec des organisations homologues dans d’autres pays », a déclaré Jean-Christophe Chwat, en faisant allusion à l’Italie et au Portugal.
Au cours de l’assemblée générale à Madrid, un débat a permis de comparer la situation de la profession de la sécurité en France et en Espagne, avec des représentants des autorités des deux pays. Philip Alloncle, délégué ministériel aux coopérations de sécurité, et Jean-Paul Celet, encore directeur du CNAPS à cette date, ont tous deux estimé que l’Espagne pouvait servir de modèle pour la France. « Nous aurions beaucoup à apprendre de l’Espagne pour proposer des éléments nouveaux à la mission parlementaire », a déclaré Jean-Paul Celet, en se prononçant une nouvelle fois pour l’intégration des techniciens de sécurité électronique dans le périmètre d’activité du CNAPS (voir ETS n°618), ce qui est déjà le cas en Espagne.
Il a également évoqué un marché espagnol plus mature : treize sociétés de sécurité contrôlent 95% du marché contre quinze en France qui détiennent une part de marché de 20% seulement. La sécurité privée s’inscrit à l’intérieur de la Constitution espagnole. Jean-Paul Celet s’est prononcé pour la création d’un club européen des agences de régulation et a estimé à un an le délai nécessaire pour aboutir à une première réunion des organisations concernées.
« L’Espagne a pris quelques années d’avance en matière de régulation de la profession » a renchérit Philip Alloncle, en appelant les donneurs d’ordre à faire des efforts financiers pour donner les moyens aux prestataires d’améliorer la qualité de leurs services.