GPMSE Installation chiffre l’impact de la crise sanitaire

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Plus de la moitié des installateurs en sécurité électronique (55%) estiment que la perte de leur CA en raison de la crise sanitaire sera supérieure à 30% en 2020, selon un sondage réalisé par GPMSE Installation auprès de ses adhérents.

Parmi les personnes interrogées, certaines sont plus pessimistes : 15% d’entre elles pensent que la perte d’activité sera comprise entre 40% et 60% et 7% estiment qu’elle pourrait atteindre 80%. « Il est évident que, lorsque le déconfinement sera annoncé, l’activité normale ne pourra pas reprendre avant un ou deux mois, le temps que les commandes soient signées », explique Luc Jouve, président de GPMSE Installation. « Il est également évident que les entreprises ne récupèreront pas l’intégralité du CA perdu. Aussi, il nous semble indispensable que le gouvernement annule, purement et simplement, l’ensemble des charges sociales durant cette crise », ajoute-t-il.

La totalité des adhérents de l’organisation ayant répondu à cette enquête déclarent avoir eu recours au chômage partiel. Pour 87% d’entre eux, cette mesure concerne plus de 70% des salariés et même de 90% à 100% du personnel pour 20% des adhérents. Par ailleurs, 80% des adhérents signalent rencontrer des difficultés plus ou moins importantes de livraisons de matériels et 35% des difficultés pour circuler lors de leurs déplacements professionnels.

 

. . . Et GES également 

Le Groupement des Entreprises de Sécurité estime que la sécurité privée fait actuellement face à une chute d’activité de 27%. Les secteurs les plus touchés sont l’événementiel, le secteur de la distribution non-alimentaire et une grande partie des activités tertiaires pour qui l’activité est réduite « à néant ». L’organisation affirme que l’incitation au versement d’une prime de 1 000€ est « inopportune et irréaliste, car le calendrier n’est pas le bon et sa défiscalisation insuffisante pour être absorbable par un secteur structurellement sinistré ». Elle propose que les charges patronales soient annulées pour les mois où une prime serait délivrée. Elle souligne le « silence assourdissant de l’État » concernant « l’engagement et le courage » de la profession.