Le nouveau syndicat de la surveillance humaine, résultat du rapprochement entre l’USP et le SNES en juin dernier (voir ETS n°678), a reçu un avis favorable le 18 novembre par le Haut comité du dialogue social à sa demande de représentativité.
GES a été crédité de 83,5% des salariés employés par les entreprises adhérentes à une organisation professionnelle de la branche sécurité. Les autres organisations sont GPMSE Télésurveillance et SESA (sûreté aéroportuaire). Par ailleurs, l’accord salarial proposé a été signé par l’UNSA, FO et CGC, trois syndicats représentant plus de 30% des salariés de la branche, si bien qu’il est applicable. Il prévoit une augmentation de la masse salariale de 2,6% en 2020, une progression suivant l’évolution du SMIC l’année suivante et une hausse de 10% en 2022.
Comme cela était prévisible, la nouvelle organisation a décidé de ne pas adhérer à la FFSP, la fédération qui rassemble de nombreuses organisations professionnelles. Cette décision a été approuvée par les trois quarts des votants. Une commission Grands événements a été créée, en prévision des grands rendez-vous sportifs et notamment des Jeux Olympiques de 2024.
Ces décisions ont été prises à la mi-novembre, lors du dernier conseil d’administration du syndicat, comptant 28 membres, avant l’élection le 3 décembre d’un nouveau qui sera composé de quinze administrateurs. Frédéric Gauthey, actuel président temporaire selon les statuts de GES, a annoncé qu’il souhaitait se présenter pour un nouveau mandat.
Enfin, GES a décidé de présenter des propositions communes avec le CDSE en vue de l’élaboration du Livre Blanc sur la sécurité intérieure. Sur un total de quinze propositions, les premières portent sur la création d’une garantie financière, le statut juridique des agents de sécurité et le port d’un uniforme unique, a annoncé Stéphane Volant, président du CDSE, lors des 6e Assises de la sécurité privée le 25 novembre. Ces propositions seront envoyées par courrier dans les prochains jours au ministère de l’Intérieur.