Pour la première fois, l’organisation patronale a organisé le 9 mars une réunion en visioconférence entre son président, ses administrateurs d’une part et ses adhérents d’autre part, afin d’ « échanger et de répondre aux questions ».
Cette initiative, qui a réuni une quarantaine d’adhérents sur une durée d’une heure environ, sera suivie par « un cycle de rencontres régulières sous ce format », indique le GES.
« Il ne s’agissait pas de prendre des décisions, mais de faire un point d’étape et de communiquer sur les travaux menés par l’organisation », explique à En Toute Sécurité un des participants à cette visioconférence.
Une grande partie de la réunion a été consacrée à la proposition de loi sur la sécurité globale, dont les articles consacrés à la sécurité privée « ne vont pas dans le bon sens », selon un adhérent, citant notamment la garantie financière et la limitation partielle de la sous-traitance. « Certains articles de la future loi vont même rajouter des contraintes par rapport à la situation actuelle », a même pointé un adhérent.
Le GES a d’ailleurs publié une étude économique sur l’impact des mesures qu’il propose : il estime qu’il s’agit d’un « secteur en atomisation et déstructuration constante et croissante, au rebours des attentes que les pouvoirs publics placent en lui ».
Ce document de dix pages, qui contient plusieurs tableaux et analyses (lire encadré), se penche notamment sur les micro et auto-entrepreneurs : estimé à 8 506 en 2019, leur nombre pourrait atteindre plus de 10 000 si le rythme moyen de croissance se poursuit ainsi, au moment des Jeux Olympiques de 2024. Ce chiffre correspondrait à un tiers ou à la moitié des effectifs prévisionnel pour cet événement.
Le syndicat a justement exposé les perspectives de la profession durant les Jeux Olympiques, de même que son projet de tour des régions dans le but d’être plus proche des adhérents en province. Enfin, les administrateurs ont parlé de l’éventualité de tenir un congrès à la mi-septembre prochain dans une ville située au sud de la Loire, compte tenu des mesures sanitaires qui pourraient encore être en place à cette date.
Mise au point du GES sur le respect des droits d’auteur concernant En Toute Sécurité
Le GES a publié le 9 mars une étude économique sur la sécurité privée qui contient plusieurs tableaux et graphiques avec une liste des sources utilisées. Cette liste ne mentionne pas l’Atlas d’En Toute Sécurité ni le tableau page 3 intitulé « La performance économique des entreprises de sécurité est en réduction constante ». Ce tableau est la reproduction d’une étude sur la rentabilité des sociétés de gardiennage parue page 158 de l’Atlas 2020 d’En Toute Sécurité. L’absence de source dans l’étude du GES et sa diffusion sans l’autorisation de la rédaction d’En Toute Sécurité contrevient à la législation sur la protection du droit d’auteur. Le GES reconnait que le tableau de la page 3 de son document est bien la propriété intellectuelle d’En Toute Sécurité. Cela est désormais mentionné dans la nouvelle version de l’étude : dans la liste des sources page 2 et sous le tableau page 3.
Le GES s’engage à demander l’autorisation de reproduction des études réalisées par En Toute Sécurité, s’il souhaite en utiliser, et à mentionner la source.
La direction du GES
Note de la rédaction d’En Toute Sécurité
La rédaction d’En Toute Sécurité estime qu’il est important de faire respecter le droit d’auteur puisque sa stratégie consiste justement à effectuer un travail de recherche et à réaliser des études sur des sujets — notamment à caractère économiques — qui ne sont pas traités par d’autres publications. Le tableau sur la santé financière des société de gardiennage — comme les nombreux autres contenus tous les ans dans l’Atlas — est le fruit d’un travail collectif de plusieurs mois et l’aboutissement d’une recherche sur les résultats financiers de 1 500 sociétés. Il constitue donc une vraie valeur ajoutée.
A chaque fois que son droit d’auteur n’est pas respecté par des entreprises ou divers organismes, En Toute Sécurité engage des démarches pour faire respecter ce droit.
Patrick Haas, directeur de la publication