Le groupe britannique a annoncé à la mi-décembre qu’il préparait sa séparation avec sa division transport de fonds. Le processus a déjà été engagé et devrait être finalisé en 2019. Des précisions seront apportées lors de la publication des résultats annuels en mars prochain.
G4S souligne qu’il a effectué depuis 2013 un vaste programme de recentrage qui s’est traduit par une organisation autour de deux activités : les solutions de sécurité (surveillance humaine et électronique) et le transport de fonds.
« Cette scission nous offre une opportunité intéressante pour renforcer notre recentrage pour le bénéfice des utilisateurs, des actionnaires et des salariés. Notre objectif est de créer deux entreprises indépendantes fortes qui s’appuieront sur leur forte part de marché et la qualité de services pour réaliser une croissance profitable et pérenne », affirme Ashley Almanza, PDG du groupe.
G4S Cash Solution est implanté dans 45 pays (sur les 90 où il est actif) et affirme être leader sur le segment du transport de fonds pour les enseignes de distribution, ce qui implique a contrario qu’il ne le soit pas sur le segment bancaire. Cette division a généré un CA de 1,25 milliard de £ en 2017, avec une prévision d’ici 2021 d’une stagnation sur les marchés matures (entre 0 et +1%) et d’une croissance annuelle supérieure à 6% dans les pays émergents.
Cette opération intervient alors que le groupe est de nouveau en bonne santé après plusieurs années de restructuration au milieu de la décennie : en 2017 (exercice clos en mars 2018), il a affiché un CA de 7,82 milliards de £, en hausse de 3,2%, pour un bénéfice de 236 M£, en augmentation de 19,2% (voir ETS n°650). Il emploie un total de 560 000 personnes.
Avec cette scission, G4S ressemblera peu ou prou à la configuration actuelle de Securitas. Le groupe suédois, aujourd’hui présent dans la surveillance humaine et électronique, s’est en effet séparé de son transport de fonds fin 2008 (voir ETS n°445 et 446) qui a été rebaptisé Loomis.