Celeste de Chalus : “Nous visons soixante chantiers protégés d’ici cinq ans”.
La société, tout juste créée à la mi-octobre à l’initiative du groupe DEF, lance un service de détection incendie temporaire et mobile à destination des chantiers, annonce à En Toute Sécurité Celeste de Chalus, directrice des opérations.
« Nous avons commercialisé l’offre en juin dernier et avons déjà signé sept contrats, avec l’objectif d’atteindre vingt chantiers en 2018, 35 l’année suivante et soixante d’ici cinq ans », précise la dirigeante.
Le système comprend une centrale anti-incendie et dix détecteurs intégrant une technologie radio. Elle est facturée 1 900 € par mois à la location pour une installation sur une poutre IPN déjà existante sur un chantier ou 2900 € sur une perche dédiée. Ce montant comprend le dépannage et le reconditionnement des détecteurs. La durée du contrat peut varier de un mois (pour la migration d’un système de sécurité incendie, par exemple) à un an sur de gros chantiers, si bien que la durée moyenne est de trois à quatre mois. « Il ne s’agit pas forcément de protéger tout un chantier, mais les zones où le risque est le plus fort. Notre offre n’empêche pas la poursuite des travaux sur le chantier », explique Celeste de Chalus.
Firemob, qui a passé un accord avec un télésurveilleur, protège déjà une partie de l’hôtel George V et de l’hôtel de la Marine à Paris, une partie de l’aéroport de Roissy ou la chaudière de la Compagnie du chauffage à Grenoble. L’entreprise voudrait élargir son offre à des sites événementiels ou provisoires, de même qu’à l’extinction incendie en utilisant la même formule locative. Elle affirme être la seule à proposer ce type de service à la location en France. On recense un incendie de chantier tous les trois jours en région parisienne.
La société, qui bénéficie de l’appui des commerciaux de DEF, vise un CA d’environ 0,2 M€ en 2018. Elle dispose d’un capital de 0,1 M€, dont le groupe de sécurité incendie DEF possède une très large majorité du capital, aux côtés de Celeste de Chalus.