Enquête IEESSE-Persuaders sur l’évolution du rôle du directeur sécurité

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Plus le spectre des risques augmente — ce qui est le cas depuis plusieurs décennies —, plus le portrait-robot du directeur sécurité se complexifie, affirme une enquête réalisée conjointement par le cercle de réflexion et d’études IEESSE et le cabinet de recrutement Persuaders RH, auprès d’une soixantaine de membres des directions générales, de DRH et de directeurs sécurité.

Cette tendance va se poursuivre, estiment les personnes interrogées, citant « les défis qui vont encore s’accroitre en matière de digitalisation (cyber-malveillance, protection des données) et de risques environnementaux et sanitaires qui pourraient devenir récurrents ».

De plus, la politique sûreté devra s’adapter au phénomène du télétravail, si celui-ci, comme c’est fort probable, est voué à se pérenniser. « Les missions du directeur sécurité sûreté ont pour singularité d’être en évolution permanente », indique l’enquête.

Le directeur sécurité doit cumuler des compétences techniques (maitrise des technologies, parfaite connaissance des contraintes opérationnelles et des techniques de pointe) et des qualités humaines (pédagogue, communiquant, pragmatique, force de proposition, disponible, réactif, proactif, charismatique, etc.). « La fonction est en prise directe avec les transformations sociales, technologiques, économiques et environnementales », souligne l’étude.

Les domaines d’expertises requis étant de plus en plus pointus, le recours à des experts externes semble quasiment inévitable pour les DG et les DRH, alors que le directeur sécurité alerte sur les aspects sensibles, confidentiels et stratégiques de son métier, si bien qu’il estime que « l’externalisation est à éviter au maximum ».