A l’occasion des cinquante ans de la création de Tyvek, marque de vêtements de DuPont qui protège contre les risques chimiques, le groupe américain annonce une croissance dynamique dans ce domaine, après un volume de vente « exceptionnel » en 2015.
Voici deux ans, cette situation était liée au renforcement des mesures de sécurité sanitaire à la suite du développement de l’épidémie de la maladie d’Ebola, tandis que les commandes de vêtements de protection dans les sites nucléaires après la catastrophe de Fukushima en 2011 avaient continué à un rythme soutenu durant plusieurs années. Cette conjonction a alors provoqué une rupture de stock dans les usines de production de Tyvek de DuPont. Une cellule de crise aux Etats-Unis a même été mise en place à l’époque.
DuPont fabrique 200 millions de vêtements Tyvek (et sa gamme de protection renforcée Tychem) dans le monde par an. Le groupe revendique la place de numéro un mondial dans le domaine du vêtement de protection chimique devant des concurrents comme 3M, Honeywell ou des fabricants chinois.
Par ailleurs, DuPont qui compte la police scientifique ou la gendarmerie parmi ses clients historiques en France, ne signale pas de commandes en nombre liées aux attentats terroristes.
En Europe, la France est la seconde filiale du groupe américain derrière l’Allemagne. Selon les estimations d’En Toute Sécurité, les ventes d’équipements de sécurité représentent un CA d’environ 21 M€ en 2016, dont 11 M€ pour les vêtements pour pompiers et 10 M€ pour les vêtements de protection chimique et les gilets pare-balle (marque Kevlar).
DuPont Protection Solutions vient de signer un contrat avec la SNCF pour fournir à l’un de ses centres de maintenance des combinaisons en Tyvek protégeant contre les risques biologiques et dotées d’une haute visibilité.