Sébastien Dignoire : “Le marché de la sécurité est un créneau très porteur pour nous, car il y a peu de concurrence dans notre domaine”.
Après avoir bouclé sa première levée de fonds de 0,8 M€ en décembre, Diva Robotics, entreprise conceptrice et fabricante de robots autonomes de surveillance, s’apprête à pénétrer le marché français de la sécurité « avec de grandes ambitions ». La société utilisera ce financement pour accélérer l’industrialisation et la commercialisation de son robot P-Guard-X, dont le prix de vente oscille entre 0,1 M€ et 0,12 M€ l’unité.
« Cette levée de fonds permettra de développer notre croissance commerciale. Vu le coût du robot, nous avions besoin d’une vraie capacité de financement pour évangéliser notre marque, accroître notre notoriété et développer notre produit. En raison de sa taille et de sa capacité permanente de transformation, le marché de la sécurité est un créneau très porteur pour Diva Robotics, car il y a peu de concurrence dans notre domaine émergent », explique Sébastien Dignoire, son PDG, dans un entretien accordé en exclusivité à En Toute Sécurité.
Depuis début décembre, le bureau France de Diva Robotics se trouve à Brétigny-sur-Orge près du pôle scientifique Paris-Saclay (Essonne). La société a ouvert son bureau en France en septembre 2018 et compte 3 salariés permanents. Elle est la filiale d’Enova Robotics, basée à Sousse (Tunisie). Créée en 2014, la maison-mère est considérée comme leader de la fabrication et la conception de robots intelligents en Afrique. Elle a d’ailleurs réalisé la plus importante levée de fonds en Tunisie en 2018, soit un montant de 1,4 M€.
Intérêt pour le marché européen
Totalement orienté vers le marché de la sûreté et de la sécurité, Diva Robotics a opté pour la vente en direct de ses solutions. La jeune pousse a entamé des négociations avec un distributeur agréé mais non exclusif pour s’installer sur le marché français. Son robot est actuellement en phase d’expérimentation dans des groupes industriels français. « D’importants contrats seront d’ailleurs signés en janvier avec certains d’entre eux », annonce Sébastien Dignoire.
Outre leur présence dans l’Hexagone, Diva Robotics souhaite développer son activité en Europe. L’entreprise effectue des démonstrations de son robot en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne avant de songer ensuite à ouvrir des bureaux dans ces pays. L’entreprise souhaite en effet y développer sa technologie robotique afin qu’elle « devienne une norme dans 5 à 10 ans pour les entreprises », souligne Sébastien Dignoire.
Membre du « Generate », programme créé par le Gicat (Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres) pour accompagner les start-up, Diva Robotics a généré un CA de 0,3 M€ en 2019. Elle a atteint l’équilibre financier en cette fin d’année. Les ambitions 2020 de Diva Robotics sont de franchir la barre du 1 M€ de CA et de réaliser une marge 10 à 15% sur chaque robot vendu. L’entreprise compte également doubler ses effectifs en recrutant des techniciens et des ingénieurs.