Dirickx racheté par deux industriels belges

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Suite au décès en mai dernier de Jacques Dirickx, PDG de la société éponyme, sa famille annonce que 100% du capital du leader français de la clôture de sécurité, est repris par une holding composée de Robur Capital (détenant 51% des parts) et de Telesco (49%), deux fonds industriels belges.

« Les pourparlers engagés depuis plusieurs mois déjà sont dans la droite ligne de la volonté de Jacques Dirickx  et la stratégie de l’acquéreur réside dans l’assimilation de la culture d’entreprise »,  indique la famille Dirickx. Un accord de principe avait été signé en mars dernier, démontrant que cette transaction était souhaitée par Jacques Dirickx. Celui-ci avait même désigné Wim Deblauwe, administrateur délégué de Robur Capital, pour lui succéder. Ce qui a été fait après la disparition du charismatique patron de Dirickx qui avait d’ailleurs des ascendants belges dans sa famille.

« Les premiers contacts avaient démontré la convergence des points de vue sur la culture d’entreprise et sur les principaux thèmes de développement. C’est donc tout naturellement que les récents échanges, réalisés dans un climat de confiance et de respect mutuels, ont débouché sur un accord entre les groupes », déclare Luc Dirickx.

Wim Deblauwe possède une solide expérience de l’industrie de la clôture puisqu’il a été un des dirigeants du groupe belge Betafence, leader mondial de ce secteur, pendant plusieurs années. Diplômé en droit, analyste financier agréé, il a débuté sa carrière en 1997 chez ING et Nagelmackers. Cinq ans plus tard, il entre dans l’industrie en rejoignant Xeikon puis Punch International, dont il a été le PDG. De 2011 à 2015, Wim Deblauwe a travaillé chez Betafence, dont trois ans comme vice-président pour l’Europe du Nord et membre du comité de direction.

Créée en 1921 à Congrier en Mayenne, la société emploie 750 personnes dans le monde et a réalisé un CA de 125 M€ en 2016. Après des pertes et un fort recul des ventes au début de la décennie, le groupe s’est engagé dans une importante restructuration (voir ETS n°519). Dès 2009, Jacques Dirickx ne cachait pas sa volonté de céder son entreprise mais en souhaitant tout d’abord la redresser (voir ETS n°452).