(-) Forte baisse du bénéfice trimestriel de Securitas
Le groupe suédois annonce un recul de son bénéfice net de 23% au 1er trimestre pour s’établir à l’équivalent de 55,39 M€. Le CA affiche une croissance organique de 2% à 2,67 milliards d’€, contre +7% durant le 1er semestre de l’année dernière.
« La croissance organique a baissé dans tous nos domaines d’activité en raison de la pandémie qui a commencé à affecter nos volumes d’affaires au début du mois de mars et ce phénomène s’est amplifié par la suite », déclare Magnus Ahlqvist, PDG de Securitas.
L’impact le plus fort s’est produit dans la surveillance humaine en Europe et tout particulièrement dans la sûreté aéroportuaire. Dans cette région, la croissance a été de 0% contre +4% au premier trimestre 2019, notamment en raison de la perte de contrats en France, en Grande-Bretagne et dans la sûreté aéroportuaire en Norvège. La progression des ventes s’est inscrite à +2% en Amérique du Nord contre +6% un an plus tôt et elle a été ramenée à +9% dans la région Péninsule ibérique-Amérique latine contre +19%.
10 000 salariés sont en chômage
« Actuellement, nous ne donnons pas la priorité aux acquisitions, mais nous reviendrons à notre stratégie usuelle dans ce domaine dès que la situation sera normalisée », ajoute le PDG.
(+) Rentabilité record pour Delta Plus
Le leader français des EPI a enregistré un bénéfice net de 26,8 M€ en 2019 contre 21,6 M€ l’année précédente, soit une progression de 24,3%, tandis que son CA s’est inscrit à 263,3 M€, en hausse de 9,5%, dont +4,8% à périmètre et taux de change constants.
Delta Plus affiche ainsi sa 10e année consécutive de croissance et d’amélioration de ses résultats. En dix ans, son CA a progressé de 110%.
« L’endettement contenu permet d’envisager la poursuite des projets de développement », estime le groupe qui a effectué cinq opérations de croissance externe sur les derniers 18 mois tant en France qu’à l’étranger (voir ETS n°666, 685 et 690). Néanmoins, les discussions entamées en octobre dernier pour le rachat de Gamesystem, spécialiste de la sécurité du travail en hauteur (voir ETS n°686), ont été stoppées et le projet d’acquisition abandonné.
Pour le 1er trimestre 2020, le CA a été en progression, grâce à une forte demande pour les masques et combinaisons jetables et malgré une forte perturbation du principal site de production en Chine, affecté par des mesures de confinement.
(-) Cogelec aggrave ses pertes
Le fabricant d’interphones pour le résidentiel collectif annonce une perte nette de 2,9 M€ en 2019 contre -1,1 M€ l’année précédente. Ce résultat tient compte des investissements à l’international (1,5 M€) et de charges de personnel plus élevées (14,2 M€ contre 10 M€ un an auparavant) puisque les effectifs sont passés de 213 collaborateurs à 256 fin 2019.
Le CA s’est inscrit à 40 M€ en 2019, en hausse de 19,1%, dont +17,4% en France avec un CA de 36,4 M€ et +39,2% à l’international à 3,5 M€.
Au premier trimestre 2020, le CA a été en hausse de 4,2% à 9,8 M€, dont +1,1% en France. Durant les trois premières semaines d’avril, l’activité en France a été en recul de 40% à 50%. Sur l’ensemble de l’exercice 2020, Cogelec anticipe une « faible croissance » et un résultat opérationnel positif. Le retour à une progression « très forte » des ventes devrait intervenir dès 2022 avec un niveau de rentabilité supérieur à 20% cette année-là.
(-) Arcure plonge dans le rouge en 2019
Le spécialiste de la détection de personnes par vidéosurveillance sur les chantiers a fortement aggravé ses pertes en 2019 : elles ont atteint 1,69 M€ contre -0,09 M€ en 2018.
Le CA est en croissance de 2% seulement à 7,63 M€, mais en hausse de 34% sur le seul second semestre. La société a créé une filiale aux Etats-Unis en mai dernier (voir ETS n°676), de même qu’un bureau en Allemagne, en Espagne et à Hongkong. Les effectifs sont passés de 33 à 50 collaborateurs en un an et les charges du personnel de 2,3 M€ en 2018 à 3,9 M€ un an plus tard.
(=) Bluelinea stabilise ses pertes annuelles
L a société de téléassistance dégage des pertes de 2,79 M€ en 2019 contre 2,74 M€ au cours de l’exercice précédent, en raison d’une hausse des charges d’exploitation liées à une nouvelle stratégie de développement commercial, compensée par une stabilité des efforts de recherche (11% du CA) et une réduction du personnel, avec des effectifs de 68 collaborateurs contre 72 un an plus tôt. Le CA a esquissé une augmentation à 6,3 M€, en progression de 2%.
Bluelinea, qui a levé 1,39 M€ en mars dernier (voir ETS n°696), a amplifié sa croissance au 1er trimestre 2020 à 1,78 M€ (+17%).