Implanté depuis l’année dernière aux Etats-Unis, le concepteur de drones longue distance pour des applications de sécurité et d’inspection a remporté plusieurs contrats dans ce pays, annonce Michaël de Lagarde, son président.
C’est ainsi que Delair a été retenu par Intel pour développer une plateforme cloud de traitement et d’analyse de données aériennes, dont le lancement est prévu cette année. Quinze salariés sont affectés à ce projet. D’autres partenariats stratégiques ont été noués outre-Atlantique, notamment avec Airbus Aerial (deux drones fournis) et avec John Deere pour l’épandage agricole automatisé.
La société, qui réalise 62% de son activité hors Europe, s’appuie sur un réseau d’une soixantaine de distributeurs dans 70 pays.
En France, Delair vient de vendre deux appareils DT-18 au service départemental d’incendie et de secours (SDIS) des Bouches-du-Rhône pour ses opérations de lutte contre les feux de forêt. Cette machine a été le premier drone civil au monde à avoir reçu la certification pour les vols longue distance, hors de portée de vue du pilote.
La société va commercialiser en avril un nouveau modèle pour la cartographie de grandes étendues, plus simple d’utilisation et moins coûteux (16 000 $). « Il est destiné à être produits en plusieurs milliers d’exemplaires », affirme le président de Delair. 500 unités devraient être fabriquées cette année dans l’usine de Gand (Belgique) qui appartenait à Gatewing, société rachetée à l’américain Trimble en novembre 2016 (voir ETS n°621). En tenant compte des autres modèles fabriqués, c’est un millier d’appareils qui devraient être produits en 2018. L’activité logiciels et services représente seulement 10% du CA total et l’objectif de l’entreprise consiste à lui donner davantage de poids.
Depuis sa création en 2011 près de Toulouse, Delair a fabriqué un total de 1 250 drones, dont 778 en 2016. L’entreprise emploie 120 personnes et a réalisé un CA de 5,14 M€ en 2016 assorti d’une perte de 2,28 M€. En sept ans, elle a d’ailleurs toujours été en perte et a levé un total d’environ 20 M€ de fonds (voir ETS n°606).