Cibest conforte sa position 
sur le segment des transports

Share

 

Le concepteur de systèmes de vidéosurveillance embarquée pour les transports en commun a remporté il y a un peu plus d’un mois, pour « environ 1 M€ » un contrat de vidéosurveillance pour équiper la future ligne CDG Express, la liaison ferroviaire rapide qui doit relier l’aéroport Paris-Charles de Gaulle à la capitale d’ici à 2025. Bien que spécialisée dans les technologies adaptées au mode de transport lourd, l’entreprise compte diversifier son savoir-faire avec un plan établi sur cinq ans.

« Nous avons échafaudé un plan d’action stratégique 2020-2025 : nous sommes dans une logique de développement du chiffre d’affaires sous des conditions de conservation et de maîtrise de la rentabilité. Il y a une volonté d’aller chercher de la valeur dans les technologies et de voir un peu ailleurs avec le développement de nos solutions. La dynamique de développement passe par de gros efforts en R&D, par notre internationalisation et l’investissement dans les ressources humaines », explique Jean-Michel Favaro, président de Cibest, lors d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.

Créée en 1987, Cibest était un bureau d’études jusqu’en 2015 avant d’être reprise par Jean-Michel Favaro, actionnaire majoritaire de l’entreprise avec deux associés. La société a créé deux unités commerciales : Cibest Solutions pour la partie conception de systèmes (80% du CA) et Cibest IT, composée de vingt ingénieurs, pour le développement logiciel (20% du CA).

La société, siégeant à Besançon et comptant 60 salariés, affiche de bons résultats et a généré 3,6 M€ de CA en 2019 sans prendre en compte les résultats de sa filiale Eolane rachetée en 2018 (voir ETS n°666). En cumul, le CA 2019 de Cibest s’élève à 8 M€. Le chiffre est stable en 2020, malgré la pandémie de covid-19 et les perspectives pour 2021 sont optimistes. « Nous souhaitons atteindre entre 8,5 et 10 M€ de CA », annonce Jean-Michel Favaro.

 

Importance de l’export

Le principe de développement à l’étranger est une des pierres angulaires de la stratégie de développement de Cibest. L’entreprise, qui réalise 25% de son CA direct à l’export et 40% en comptant les parties directe et indirecte, est en train de finaliser la création d’une filiale au Royaume-Uni, avec trois salariés. A l’échelle territoriale, Cibest possède deux bureaux, l’un à Belfort et l’autre aux Ulis (Essonne). « Nous voulons être davantage présent à Paris et en Ile-de-France. Nous avons repéré des zones opérationnelles pour ouvrir des bureaux en région, notamment entre Bordeaux et Toulouse, et la région Lyonnaise », précise le président.

Concernant la clientèle, Cibest travaille essentiellement avec des opérateurs du transport comme Keolis ou Transdev, de même que les bus de Besançon, Carcassonne ou Calais, le métro de Marseille ou le tramway de Bordeaux. Elle fournit également ses technologies à une vingtaine de constructeurs de matériel roulant. En France, ce sont 130 villes qui utilisent ses solutions.  En tout, la société recense environ 200 clients dans l’Hexagone et à l’étranger : Royaume-Uni, Belgique, Suisse, Oman, Emirats Arabes Unis.

Outre CDG Express, Cibest affirme avoir signé des contrats « plus discrets » oscillant entre 0,7 ­­­­M€ et 1 M€. Dans le détail, il s’agit d’une part de contrats d’innovation ou de renouvellement en France et en Belgique. D’autre part, des « projets moins visibles » comme le comptage des passagers et la rétrovision. Pour conserver sa souveraineté sur ses savoir-faire, l’entreprise investit en moyenne 8% de son CA en recherche et développement pour, à long terme, passer de statut d’intégrateur à fabricant.