Spécialisé dans le conseil en sécurité et l’analyse stratégique, CEIS a conclu un accord avec Anticip qui conseille et accompagne les entreprises dans les zones les plus hostiles, y compris par des moyens armés.
Les deux sociétés ont des activités très complémentaires et vont travailler à développer des synergies sur le terrain. A moyen terme, il n’est pas exclu de nouer des liens capitalistiques.
En mars dernier, Guillaume Tissier, président de CEIS, avait dévoilé à En Toute Sécurité sa nouvelle stratégie en annonçant réfléchir à des opportunités de croissance externe, surtout après l’arrivée de CM-CIC Investissement comme actionnaire minoritaire de référence (voir ETS n°672).
Fondée en 1997 par Olivier Darrason, CEIS a réalisé un CA de 13 M€ en 2018, dont 40% en conseil en stratégie, 40% en cybersécurité et 20% en conseil en sécurité et intelligence économique. Pour sa part, Anticip, qui a pris son indépendance par rapport au groupe public Sofema en 2008, est présent dans des zones de guerre ou de conflit comme l’Irak, l’Afghanistan, le Nigeria, le Yémen, la Libye, etc. Présidé par Richard Terzan, elle a réalisé un CA de 3 M€.
Cet accord intervient alors que d’autres groupes plus ou moins concurrents sont à la manœuvre : l’Adit, leader de l’intelligence économique qui a racheté en janvier Geos, spécialiste de la sécurité des sites à hauts risques (voir ETS n°665 et 668), va changer d’actionnaire (voir ETS n°671 et 672). Pour sa part, la société d’ingénierie et de conseil en sûreté Risk & Co est également en discussion pour reconfigurer son capital (voir ETS n°670). Une conjonction d’évènements qui pourrait favoriser des regroupements.