Le groupe américain, qui avait signé en mars dernier un accord avec G4S pour lui racheter ses activités de transport de fonds dans 17 pays (voir ETS n°694), annonce avoir bouclé une première étape avec la finalisation de cette acquisition dans quatre pays.
Il s’agit des filiales aux Pays-Bas, Belgique, Irlande et Hongkong, dont le CA cumulé est de plus de 400 M$. Ainsi, Brink’s revient dans ces deux premiers pays après avoir cédé ses activités voici plusieurs années.
« L’extension de notre présence mondiale par ces marchés importants fournit de nouvelles plateformes de croissance et renforce notre position de leader dans l’écosystème mondial du cash », déclare Doug Pertz, PDG de Brink’s.
Par ailleurs, le groupe a revendu à la mi-mars la filiale britannique de G4Si, spécialisée dans le stockage et le transport de valeurs, qui faisait partie de la transaction et dont le CA est inférieur à 10 M$. Le reste du réseau mondial de G4Si a été conservé par Brink’s qui renforce ainsi son pôle baptisé Global Services.
Selon l’accord de mars dernier, Brink’s devrait racheter des activités portant sur un total de 800 M$, générant un bénéfice opérationnel de 115 M$, dont la moitié généré par les acquisitions effectuées dans les quatre pays concernés par ce premier volet de l’opération. Une fois toutes les transactions finalisées, le groupe américain anticipe des synergies annuelles d’un montant de 20 M$, dont 90% provenant des quatre filiales reprises à ce jour et dont les effets se feront jour d’ici la fin de l’année.
G4S : opinion défavorable de Crédit Suisse
Brink’s devrait payer 835 M$ pour la totalité de l’opération, dont environ 420 M$ pour les transactions restantes portant sur les treize autres filiales de G4S. A l’issue de ces rachats, il lui restera 800 M$ de liquidités.
Malgré cette cession, Crédit Suisse dégrade son opinion sur G4S de « surperformance » à « neutre » avec une perspective de cours de l’action ramenée de 225 à 110 pence. La banque suisse met en avant l’endettement élevé du groupe britannique, des conditions d’activité incertaines à court terme et les pressions sous-jacentes sur les marges brutes du secteur.
Crédit Suisse abaisse ses prévisions de bénéfice par action de 53% pour 2020 et de 36% pour 2021. Elle s’attend à ce que « l’endettement reste conforme aux covenants dans son scénario de base, mais pas dans son scénario gris ».
Quelques jours plus tard, G4S a implicitement répondu en affirmant qu’il dispose de 1,3 milliard de £ en cash, alors que les prêts dont il bénéficie s’élèvent à 2,3 milliards de £, dont seulement 56 M£ à rembourser cette année.