Brink’s cède ses activités de sécurité aéroportuaire à Seris

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Patrick Lagarde : “Ce projet s’inscrit dans notre stratégie visant à renforcer notre présence sur nos métiers de base”.

Brink’s France (405,8 M€ de CA en 2016, 5 528 salariés) vient d’annoncer l’ouverture de négociations exclusives avec le groupe Seris pour la cession de ses activités de sûreté aéroportuaire.

Présent sur ce marché depuis plus de 30 ans, la filiale aéroportuaire du géant américain de transport de fonds, emploie 1400 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de près de 70 M€ en 2016 sur ce secteur d’activité (N° 4 français de ce domaine dans le classement de l’Atlas En Toute Sécurité). Annoncée par le groupe comme une opération de recentrage sur son cœur de métier (l’ingénierie et le pilotage des flux d’espèces et des paiements), cette cession n’en constitue pas moins une sorte d’échec pour cet acteur majeur de la sécurité. Et conforte notamment la place de numéro un pour ICTS sur le marché en plein bouleversement de la sûreté aéroportuaire, notamment suite au rachat d’Alyzia par le groupe Samsic (voir ETS N°633).

« Nous avons choisi de conduire ce projet avec le groupe Seris, car il est à même d’offrir à nos clients, comme à nos collaborateurs, toutes les garanties en termes de continuité du service et de pérennité des engagements, » explique Patrick Lagarde, Président de Brink’s France, dans un communiqué. Il s’agit en effet d’une revanche pour Seris, qui n’avait pas été retenu lors du dernier appel d’offre d’Aéroport de Paris (voir ETS N°579), face aux ténors ICTS, Securitas et Brink’s.

Premier groupe français indépendant sur le marché de la sécurité des biens et des personnes (18 000 collaborateurs 400 M€ en 2016), Seris est présent sur le marché de la sûreté aéroportuaire en France via sa filiale Seris ­airport depuis 2012. Le groupe reprend donc des acquisitions majeures, après plusieurs années passives sur ce plan. Et réaffirme, à travers ce projet ses ambitions fortes sur ce secteur, avec une stratégie de développement sur le long terme en France comme à l’international. Si les négociations aboutissent, le nouvel ensemble deviendra un des leaders du marché. Le projet reste cependant encore tributaire de l’accord de l’autorité de la concurrence.