Azur Soft prépare de nouvelles acquisitions

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Deux ans après sa dernière opération de croissance externe — en l’occurrence Saratec (voir ETS n°664) —, Azur Soft est sur le point de réaliser une acquisition, annonce à En Toute Sécurité Marc Vaillant, son PDG.

« Nous devrions annoncer en janvier le rachat d’un éditeur de logiciels dédiés à la prévention des risques au travail. Nous avons également deux dossiers en cours, portant sur des éditeurs opérant dans la vidéo et les bâtiments intelligents, qui pourraient aboutir au second semestre 2021 », précise le dirigeant. Il ajoute d’ailleurs avoir été en passe de racheter une entreprise ces derniers mois, mais la crise sanitaire actuelle a changé les performances de celle-ci, si bien que l’affaire ne s’est pas faite.

Employant 42 salariés, Azur Soft, dont la stratégie consiste à investir fortement dans l’innovation, notamment grâce à un partenariat dans la recherche avec l’Inria, compte se diversifier sur des créneaux de marché voisins. « L’hypervision permet d’aller dans d’autres segments verticaux comme les villes et les bâtiments intelligents », affirme Marc Vaillant.  A l’origine spécialisé dans les logiciels de gestion de PC de télésurveillance, l’éditeur s’est développé dans l’hypervision (30% du CA actuellement) et les logiciels de santé au travail (20% de l’activité).

Pour 2020, Azur Soft devrait réaliser un CA équivalent à celui de l’année dernière, soit environ 6 M€ pour une rentabilité quasi identique. L’activité pour les PC de télésurveillance a été stable, tandis que l’hypervision a progressé de près de 30%.

« Malgré un contexte économique général difficile, je suis assez serein pour 2021. Notre éventail large de clients finaux permet de mieux tenir face à la crise », indique le PDG.

Bien qu’elle concentre ses ressources sur la France, la société discute avec des intégrateurs dans le domaine de l’hypervision à l’international, notamment en Europe du sud et centrale.

Azur Soft, dont le fonds d’investissement toulousain IXO Private Equity a pris une participation majoritaire fin 2014 pour accélérer son développement (voir ETS n°582), ne devrait pas voir évoluer son tour de table. « Les prochaines acquisitions ne devraient pas provoquer de changement dans la répartition du capital », explique Marc Vaillant.