La société de conseil en management des situations d’urgence et gestion des risques justifie de bons résultats et ce malgré la crise sanitaire qui aurait pu paralyser l’activité de l’entreprise. En deux exercices, Atrisc est passé de 0,8 M€ de CA en 2019 à 0,9 M€ en 2020. L’entreprise souhaite enregistrer entre 15 et 20% de croissance supplémentaire en 2021 en mettant le cap sur 2030 avec des ambitions « sans limites ».
Pour y arriver, la société a bâti une stratégie reposant sur trois axes. « Le premier axe consiste à apporter des expertises uniques à haute valeur ajoutée en nous positionnant sur les moutons à 5 pattes. Nous déployons nos ressources pour tout type d’entreprise en raisonnant sur une règle de 30% de PME, 30% d’activités grands comptes et 30% d’entités publiques. Nous avançons en bon père de famille. Le deuxième axe : nous placer sur des offres récurrentes, comme l’assistance 24 heures sur 24 à nos clients, qui génère environ 60% de notre CA. Enfin le troisième axe vise à nous placer en tant qu’intégrateur », explique Bertrand Weckel, son dirigeant fondateur, au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.
L’entreprise pousse sa stratégie en développant un autre axe de travail sur ses offres dites récurrentes en voulant les proposer à des prescripteurs pour valoriser leur propre service à l’échelle nationale. Une idée de fond mise en place depuis 2018 avec la création d’une société « risk and result », offrant des prestations dédiées au monde du courtage en assurances.
Ouverture à l’international
Outre le périmètre hexagonal, Atrisc a développé une stratégie misant sur l’export en proposant ses services à des acteurs français notamment en Allemagne et en Afrique. « Nous commençons à essayer de placer nos offres dans des pays comme la Guinée », précise Bertrand Weckel. La société affirme cependant ne pas disposer d’une assise financière suffisante pour ouvrir des bureaux ou des bases opérationnelles à l’étranger, de peur « de grever les résultats et de mettre nos partenaires en défaut alors qu’ils attendent des garanties financières », poursuit Bertrand Weckel.
On trouve également dans son portefeuille des clients issus de divers segments comme les coopératives agricoles, quatre opérateurs HLM, des grosses industries comme Total, Sanofi et Unibail, des opérateurs du nucléaire et issus du domaine public ou encore le Luxembourg. Atrisc affirme également avoir signé plusieurs contrats en 2020, notamment avec le département bus du groupe RATP pour l’accompagnement autour des problématiques de la sécurité sanitaire des chauffeurs et machinistes-receveurs, la fédération du bâtiment Grand Est pour un suivi de la crise covid-19, menaces diverses et accompagnement dans le changement. L’entreprise ajoute avoir signé un important contrat avec la principauté de Monaco.
Créée en 2010, Atrisc siège à Wintzenheim (Haut-Rhin) et travaille avec huit consultants et quatre salariés. Sa gouvernance se partage entre 25 associés mais Bertrand Weckel reste le principal actionnaire, en détenant 25% des parts de l’entreprise. La société possède des « localisations » à Colmar, Paris, Marseille et Nantes et se dit « un peu fragile sur la zone de Lyon, le centre de la France et l’extrême sud-ouest, mais on travaille à renforcer notre présence », indique Bertrand Weckel.
Atrisc est dotée d’un pôle innovation financé sur fonds propres, à hauteur de 0,15 M€ et grâce au crédit impôt recherche, qui reste marginal. Ce département se concentre sur des travaux de recherche et des projets à caractère européen.