Arclan reprend sa phase ascendante

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Après une année 2020 affectée par les conséquences de la crise sanitaire, la société est en phase de relance et se prépare à se diversifier dans la reconnaissance faciale, annonce Didier Tolle, son président, au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.

« Malgré une clientèle variée et notre présence dans trois technologies — la diffusion d’alerte, l’analyse vidéo et la gestion des accès —, notre activité a été pratiquement divisée par deux en 2020 en raison de projets décalés. Aujourd’hui, nous sommes de nouveau en croissance, soutenus par une offre redynamisée », explique le dirigeant.

Le CA est ainsi revenu à 0,5 M€ l’année dernière avec une prévision comprise entre 0,7 et 0,8 M€ en 2022 et 1 M€ l’année prochaine avec des effectifs de dix collaborateurs. Les pertes de 2020 ont été suivies par un retour à l’équilibre l’exercice suivant avec l’objectif de renouer clairement avec la profitabilité en 2022.

Concepteur de logiciels et intégrateur de produits, Arclan vient ainsi de remporter un contrat dans la diffusion d’alerte et un autre en cours dans l’analyse vidéo sur caméras mobiles. Très tournée à l’origine sur le segment de clientèle des sites industriels de type Seveso (voir ETS n°675), la société a notamment élargi son panel aux collectivités locales et aux commerces. Parmi ses références, on note Vinci, Total, EDF, Syngenta, Eaux de Marseille, Bouygues Energies et Services, Areva, Engie, CEA, etc. Ayant réalisé quelques ventes en Belgique et au Sénégal, Arclan s’intéresse aussi au Québec.

La diffusion d’alertes représente 40% des ventes, tout comme l’analyse vidéo, et les 20% restants proviennent du contrôle des accès.

Soutenu par BpiFrance et la région Paca, Arclan pose les jalons pour se lancer dans la reconnaissance faciale sur images cryptées après avoir signé une licence exclusive avec un laboratoire de recherche français. « Nous n’avons pas l’ambition de proposer des solutions pour les applications régaliennes, mais pour le contrôle d’accès de personnes interdites d’entrée, par exemple dans des stades ou des casinos », affirme Didier Tolle.

« L’investissement nécessaire à un développement rapide est estimé à environ 2 M€, ce qui est trop important pour notre taille. Nous avons donc le projet de créer une filiale dédiée dont nous pourrions ouvrir le capital à des investisseurs. Nous souhaiterions voir ce projet aboutir d’ici le début de l’année prochaine », explique le président. La cible de clientèle serait les fabricants de contrôle d’accès qui pourraient intégrer ce module dans leurs systèmes.

Créé en 1987, Arclan avait été racheté en 2016 à son fondateur par Didier Tolle.