Jean-Pierre Kaladjian : “A terme, nous voulons figurer parmi les dix premiers de la télésurveillance”.
La société de télésurveillance, d’installation et de maintenance en sécurité électronique veut passer d’un CA de 10 M€ en 2017, qui a été en progression de 25%, à vingt M€ en 2020 et 40 M€ en 2025, en combinant croissance organique et acquisitions, annonce à En Toute Sécurité, Jean-Pierre Kaladjian, son président.
« Nous avions pour objectif initial d’atteindre 12 M€ cette année, mais compte tenu d’une opération de rachat actuellement en négociation, nous serons plutôt proches des 15 M€. A terme, nous voulons figurer parmi les dix premiers de la télésurveillance », ajoute-t-il.
Régulièrement rentable — avec un résultat de 8% après impôts en 2017 — le groupe a effectué sa première acquisition en 2012, soit neuf ans après sa création. Il s’est agi du rachat de l’actif clients de la société Safetic (14 800 contrats), essentiellement présents dans la biométrie et la vidéosurveillance. Trois ans plus tard, ADS Group a mis la main sur Sensitys, installé à Paris, et sur MVH à Nice. La dernière opération s’est déroulée en 2016 avec la prise de contrôle de Toulouse TLS, qui gérait 2 800 contrats, dont 90% sur le segment des professionnels.
ADS Group, qui dispose de dix agences en France, a ouvert une filiale au Luxembourg en 2016 qui a généré un CA d’environ 1 M€ l’année dernière. L’expansion internationale se poursuivra avec l’ouverture d’une agence à Bruxelles cette année. Les effectifs du groupe devraient passer de 86 collaborateurs au premier semestre à 150 à la fin de l’année.
S’appuyant sur la société de leasing Parfip, ADS Group dispose de clients comme Areva, Pomona et de nombreuses enseignes de proximité telles Foot Locker, McDonald’s, Yves Rocher, Spar, Celio, Carrefour Express, etc. Son CA se répartit entre la télésurveillance (55%), le contrôle d’accès (25%) et la vidéosurveillance (20%).
Le groupe a engagé un vaste plan de digitalisation de ses processus administratifs, de ses ressources humaines et de sa logistique, mobilisant un investissement de 0,4 M€ depuis 2015. Il permet notamment la signature électronique pour l’ensemble de ses documents, y compris pour la force de vente qui peut ainsi finaliser la signature d’un contrat en moins d’une minute, avec une disponibilité numérique en quelques minutes.