ADMS : Grégory Mazzoleni laisse sa place à deux co-présidents

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Grégory Mazzoleni a remis sa démission de président de l’ADMS le 3 juin dernier et il a été remplacé le jour même par un duo  : Sofiane Aboubeker a été élu président et Cécile Roussy, présidente délégué.

La remise du mandat de Grégory Mazzoleni, qui intervient huit mois seulement après son élection en octobre dernier (voir ETS n°729), s’explique par la situation de Procedo, l’entreprise dirigée par Grégory Mazzoleni. Elu deux semaines après le décès brutal de Danièle Meslier, fondatrice de l’association (voir ETS n°728), il annonçait le mois dernier, en exclusivité pour En Toute Sécurité, que cette société était en liquidation et certains actifs repris par Mondial Protection (voir ETS n°742 et 743). Il laissait entrevoir que cela pourrait provoquer la remise en cause de son poste à la tête de l’ADMS.

Grégory Mazzoleni n’a visiblement pas voulu prêter le flanc à la critique, surtout en cette période particulière pour l’ADMS qui fait actuellement ses premiers pas comme organisation représentative.

 

Une gouvernance transformée

« La gouvernance de l’ADMS est transformée, avec un strict respect de la parité homme-femme qui se traduit également par une complémentarité des deux présidents », a déclaré Sofiane Aboubaker, au cours de sa première conférence de presse après son élection. Celui-ci est en effet président d’Arecia, une société de gardiennage, tandis que Cécile Roussy est directrice générale de la société de télésurveillance Mutaveil. Leur mandat court jusqu’en juin 2023 compte tenu des changements à la tête de l’organisation depuis un an, mais la durée habituelle est de deux ans.

Désormais représentative, l’ADMS travaille notamment en concertation avec GES et Sesa et affirme avoir des « relations extrêmement cordiales » avec toutes les organisations patronales.

« Le secteur est en situation d’asphyxie économique avec des marges extrêmement réduite et une hausse phénoménale des coûts qui pourrait être fatale pour certaines entreprises. Ce n’est pas seulement la surveillance humaine qui se porte mal, mais aussi la sécurité électronique où l’on constate désormais des prix anormalement bas. Les pouvoirs publics vont se rendre compte de cette situation s’ils ne s’en sont pas encore rendus compte aujourd’hui », a expliqué Sofiane Aboubeker. « Les entreprises de sécurité sont extrêmement inquiètes. Notre priorité consiste à porter la transformation économique et sociale de la profession », a insisté Cécile Roussy.

L’organisation publiera sa feuille de route pour les trois prochaines années à l’occasion de sa prochaine assemblée générale qui aura lieu le 30 juin et le 1er juillet à Aix-en-Provence.

Créée en 1999, l’ADMS regroupe 110 adhérents, réalisant un CA cumulé de 1,1 milliard d’€ et 26.000 collaborateurs.

Pour sa part, Grégory Mazzoleni nous affirme que sa priorité consiste désormais à accompagner la transition de Procedo tant pour les 180 salariés concernés que les clients. Il souligne que les activités de sécurité électronique et de formation ne sont pas dans le périmètre repris par Mondial Protection.

 

Un duo à la tête de l’organisation

Pour succéder au mandat écourté de Grégory Mazzoleni, l’ADMS a élu deux présidents.

Cécile Roussy était jusqu’à présent secrétaire générale de l’organisation patronale où elle a activement participé à son développement et à son organisation. En parallèle, elle a rejoint la société de télésurveillance Mutaveil comme directrice commerciale en 2010, dont elle est aujourd’hui directrice générale. Cette société familiale implantée à Saint-Péray (Ardèche) travaille pour des clients comme Air Liquide, ArcelorMittal, Mercedes Benz, GLS ou les centres Leclerc.

Sofiane Aboubeker a été administrateur de l’USP, puis du GES qu’il a quitté en novembre 2019. L’année suivante, il adhère à l’ADMS dont il a été président de la commission sociale depuis octobre 2021. Collaborateur parlementaire de 2004 à 2006, il a ensuite été juriste dans un cabinet d’avocats pour devenir directeur du développement de la société de gardiennage Arecia. Il en est le PDG depuis 2012. Créée en 1992 à Saint-Maximin (Oise), elle réalise un CA d’environ 5 M€.