L’organisation professionnelle a accueilli de nouvelles adhésions provenant de grosses entreprises de surveillance humaine, ce qui constitue un phénomène nouveau puisque ses membres étaient jusqu’à présent des petites et moyennes entreprises. Après l’adhésion voici un an de Mondial Protection, n°7 de la surveillance humaine avec un CA de 138 M€ en 2019 selon l’Atlas d’En Toute Sécurité, Protectim Security, n°9 de ce secteur, est devenu membre en septembre dernier et Goron, n°10, en novembre. A noter que certains nouveaux membres viennent du GES, ou auparavant du SNES et de l’USP, ou encore n’étaient adhérent à aucune organisation.
« Je suis évidemment ravie de ces adhésions, mais je n’y suis pour rien puisqu’elles sont arrivées toutes seules, probablement par le bouche à oreille, car nous n’avons fait aucune prospection particulière », explique Danièle Meslier, présidente de l’ADMS, au cours d’un entretien exclusif accordé à En Toute Sécurité.
« Je pense que ces nouveaux membres sont attirés par notre capacité d’écoute, notre souci de proximité et par notre objectif affiché : répondre aux besoins exprimés par le terrain », affirme-t-elle.
Conséquence de ce renfort : l’ADMS va créer de nouvelles commissions de travail au gré des demandes de ses adhérents. Elles complèteront celles existantes, comme le sujet social, l’assurance juridique, la lutte contre le travail illégal — un domaine où l’ADMS est particulièrement en pointe depuis de longues années (voir ETS n°658) —, la cybersécurité (voir ETS n°656) et la lutte contre la radicalisation.
L’ADMS espère être désignée cette année comme organisation représentative (voir ETS n°670) : le dossier doit être déposé au ministère du Travail avant la fin février. Les nouvelles adhésions ne seront pas prises en compte puisque la candidature repose sur les cotisations de 2019. « Alors que les poids économiques respectifs du GES et de l’ADMS tendent à se rapprocher, nous souhaitons que la nouvelle présidence au GES permette d’ouvrir un travail commun entre organisations patronales de la surveillance humaine », affirme Danièle Meslier. Créée en 1999, l’ADMS ne compte que des entreprises patrimoniales parmi ses membres, actifs dans la surveillance humaine et la sécurité électronique. Elle a adhéré à la FFSP début 2019 (voir ETS n°670).