Adit en passe d’être contrôlé par le fonds canadien Sagard

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Le leader français de l’intelligence économique va-t-il passé sous pavillon nord-américain ? Parquest, son principal actionnaire, serait en effet entré en négociations exclusives avec le fonds d’investissement canadien Sagard.

Il n’a pas été possible à En Toute Sécurité d’obtenir confirmation auprès de l’Adit de cette information.

L’ambition serait d’engager le développement européen de l’Adit, jusqu’à présent très actif en France, même si une partie de ses prestations s’effectue à l’international en accompagnement de sociétés françaises.

Parquest conserverait une participation minoritaire, aux côtés des actionnaires actuels, tels l’Etat français, Bpifrance et Amundi. Il n’est pas rare que le fonds d’investissement cède sa participation deux ans après avoir investi dans une entreprise, ce qui est le cas pour l’Adit.

Dans les discussions en cours, la valeur de l’Adit serait estimée à plus de 300 M€, alors qu’elle était de 130 M€ lors de l’arrivée de Parquest en octobre 2019 (voir ETS n°685). Un montant qui tenait alors compte de l’acquisition de Geos, spécialiste de l’accompagnement des entreprises en zones sensibles, effectuée fin 2018 (voir ETS n°665).

Depuis deux ans, le groupe a poursuivi activement sa stratégie d’acquisitions ciblées : en 2020, il a racheté coup sur coup Eurotradia, une agence d’aide à l’export, et ESL Network, un spécialiste des actions d’influence. En juillet 2021, l’Adit a repris Stratinfo, un cabinet de gestion des affaires stratégiques et sensibles.

Entièrement détenu à l’origine par l’Etat français, Adit a été cédé à hauteur de 66% à Butler Capital en 2011 (voir ETS n°491). Quatre ans plus tard, c’est à Weinberg Capital d’entrer dans le tour de table (voir ETS n°593) accompagné de BpiFrance (voir ETS n°598). En 2019, Parquest en devient l’actionnaire principal.

Sagard, qui dispose d’un bureau à Paris, assure la gestion privée de patrimoine, tout en opérant dans le capital risque et l’immobilier.